Studio Pierrot

(c) Urusei Yatsura / Rumiko Takahashi

L’histoire du studio d’animation Studio Pierrot démarre véritablement en 1981 : Yûji Nunokawa, son fondateur en 1979, vient de signer l’adaptation d’un des plus gros succès de l’époque, Urusei Yatsura, alias Lamu.

Ce fait d’arme va lancer la réputation du studio. Les magical girls seront d’ailleurs le thème préféré de Pierrot, qui accueillera Creamy (1983) ou encore Vanessa et la magie des rêves (1984). Il faut dire que les magical girls font fureur dans le milieu des années 1980, certains titres arrivant même jusque chez nous. Doucement, le studio va glisser vers la comédie romantique, adaptant l’un des manga les plus célèbres en la matière, Kimagure Orange Road d’Izumo Matsumoto (Max et compagnie, en 1987). La série fait un carton, comptant 48 épisodes, un film et plusieurs OAV.

Dans ces premières années, le Studio Pierrot fera donc des magical girls et de la comédie ses thèmes de prédilection. Une position qui sera bouleversée par l’émancipation du shônen et la volonté de Shûeisha de regarder ailleurs que chez Toei pour adapter les gros titres du moment. C’est ainsi qu’en 1992, Yû Yû Hakusho, le manga de l’ingénieux Yoshihiro Togashi, sera adapté par Pierrot. La qualité est là (112 épisodes, des OAV, 2 films), et cette réussite va offrir de nouvelles perspectives au studio et lui permettre de devenir le circuit préférentiel des shônen sur petits écrans.

Après Flame of Recca (1997, une année qui marque le passage au numérique pour le studio), c’est GTO et ses 45 épisodes qui continueront de faire grandir la renommée de Pierrot. Il faut dire qu’en réservant une grande partie de sa production à la chaîne TV Tokyo, le studio ne manque pas de visibilité. Le début des années 2000 ne sera pas moins glorieux pour le studio avec l’arrivée de grosses licences : Sayuki (Reload et Gunlock), Bleach et surtout Naruto. Avec ces séries fleuves, le studio ne brille pas forcément par sa grande qualité technique. Reste que la plupart de ses travaux demeurent d’une qualité très correcte. Outre ses productions majeures, le nom du studio Pierrot s’affiche aussi sur quelques grosses licences comme Ghost in the Shell ou L’Attaque des Titans, le temps d’un épisode, ou pour filer un coup main aux intervallistes.

Pour la petite histoire, sachez que le Studio Pierrot est le premier a avoir réalisé une OAV. L’arrivée du magnétoscope pousse les producteurs japonais à imaginer des œuvres spécialisées pour le support (une idée reprise plus tard par les Américains, mais qui y verront, eux, de la sous-traitance). C’est ainsi que né Dallos, la première OAV, en 1983, sur une réalisation d’un certain Mamoru Oshii.

Le Studio Pierrot, c’est pour qui ?

Vous l’aurez compris, le Studio Pierrot s’est rapidement distingué par son savoir-faire en matière d’adaptation. Des magical girls au shônen en passant par la comédie, Pierrot est resté fidèle à la ligne de conduite présentée par son fondateur, Yûji Nunokawa. En effet, si ce dernier a choisi le clown comme logo, c’est par ce qu’il voulait créer une programmation joyeuse. Mission réussie.

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Source : Article écrit par BRUNO DE LA CRUZ sur Animeland